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bilan d’une entrepreneure débutante

Bilan 2020 d'une entrepreneure débutante

EDIT : Article mis à jour le 21 juin 2021.

La fin de l’année, c’est souvent l’heure du bilan. Je jette un regard en arrière pour voir le chemin parcouru et réaliser que je suis sortie vivante de cette maudite année 2020.

Cela fait deux ans que j’ai décidé de voler de mes propres ailes pour créer une vie qui me corresponde, en choisissant la voie de l’entrepreneuriat. 

Est-ce que je suis arrivée là où je le voulais? Pas encore.

Est-ce que j’ai sous-estimé la tâche ? Certainement.

Est-ce que je regrette mon choix ? Pas le moins du monde.

Quand on choisi de devenir son propre patron, c’est en général pour une ou plusieurs des raisons suivantes : 

  • On veut un job qui nous passionne
  • On a besoin de reprendre les rennes de sa vie
  • On rêve de liberté

Alors oui, le marché de l’emploi peut être une de ces raisons, mais il faut de la motivation et une sacrée dose d’optimisme pour sauter le pas.

De l’optimisme, de la motivation et de l’envie, je n’en manquais pas quand j’ai emprunté cette voie il y a deux ans.

Bilan - 2 ans d'entrepreneuriat
Marie V. - Conférencière

“La seule façon de réussir est d’aimer ce que vous faites”

Steve Jobs

Au commencement, il y avait… une fin

Quand on devient entrepreneur après 18 ans de carrière, c’est souvent suite à un grand chamboulement dans notre vie. Pour certains, c’est un burn out, pour d’autres, un accident… Pour moi, ce fut la fin de mon mariage. Et la perte d’un emploi que j’aimais par dessus tout.

La vie a cette capacité à nous mettre un bon coup de pied au c… de temps en temps. Et si c’est difficile à vivre au moment même, souvent, rétrospectivement, c’est pour aller vers quelque chose de mieux après.

Quand tout s’écroule, l’avantage, c’est qu’on peut choisir comment on le reconstruit. 

Je me suis posée, et je me suis demandé à quoi j’avais envie que ressemble ma vie.

Je savais ce que je ne voulais plus : dépendre de qui que ce soit. Il fallait que je sois maître de mon destin. Tant qu’à faire, je voulais aussi pouvoir faire ce que j’aime. Alors, oui, j’ai une carrière probante en communication, mais on va pas se mentir : dans tous les jobs, il y a des choses qu’on n’a pas envie de faire. Et si je pouvais ne faire que ce qui me plaît le plus ?

Depuis toujours, j’adore les histoires. J’aime écrire. Je suis curieuse. Et je mets mon grain de sel partout. Je suis un être fondamentalement social, j’aime recontrer de nouvelles personnes, et les aider si je peux (parfois même sans qu’on me demande mon avis, diront certains…). Et si je pouvais être payée à faire ça ?

Peu avant mon divorce, je me suis retrouvée pour la première fois sans emploi, et financièrement dépendante de mon mari, lorsque je l’ai suivi au Vietnam où il avait obtenu un poste. Là, j’ai eu le loisir de me replonger dans ma passion de toujours : l’écriture. Et, parce que j’avais besoin de rencontrer des gens, j’ai décidé d’organiser des ateliers d’écriture créative. 

C’est là que j’ai découvert d’autres femmes d’expat qui avaient choisi la voie de l’entrepreneuriat pour retrouver un sentiment d’utilité. C’est l’une d’elle qui a semé la petite graine de ce qu’est devenu Lady Success aujourd’hui, en me disant qu’elle voulait apprendre à écrire pour son business.

J’ai organisé mon premier atelier pour femmes entrepreneures “Développez votre discours de marque” à Saigon.

La vie d’entrepreneur n’est pas un long fleuve tranquille

C’est en repensant à ça que j’ai décidé de lancer “Lady Success”. Pourquoi ce nom, qui ne me correspond plus tout à fait aujourd’hui ? Parce que je voulais aider les femmes entrepreneures à atteindre le succès grâce à une communication efficace.

Et quand je me suis lancée, j’ai eu les yeux plus gros que le ventre : j’ai choisi de cibler à l’international. J’ai tout fait en anglais. J’ai développé mon propre site web, un blog, un compte Instagram (qui compte aujourd’hui 1500 followers qui n’ont plus entendu parler de moi depuis un an), j’ai créé des formations en ligne, payé une fortune pour utiliser Clickfunnel, suivi des coachings pour m’aider à me lancer…

Résultat : au bout de 8 mois, j’étais en burn out. Je n’avais rien vendu, je m’étais démenée comme une malade pour… rien.

Enfin, pour rien, ce n’est pas vraiment vrai : j’ai appris plein de choses.

Ce que m’a offert ce burn out, c’est l’occasion de me reposer les bonnes questions. Qu’est-ce que j’avais fait de travers ? Pourquoi est-ce que ça ne marchait pas ?

En fait, à force de suivre les recettes toutes faites, j’avais oublié ce qui faisait mon essence : je suis un être fondamentalement social. Et je ne parvenais pas à créer des connexions nourrissantes avec un public aussi hétéroclite que “les femmes entrepreneures du monde entier”. 

Je ne pouvais pas les rencontrer, et “elles” étaient un concept trop abstrait, trop flou. Dans cette définition pouvaient de retrouver aussi bien une infopreneur américaine qu’une artisane indienne, qu’une coach canadienne…

Je connaissais pourtant le principe du “client idéal”, vu que je l’enseignais moi-même à mes clientes. Mais je n’avais pas réussi à me l’appliquer correctement.

Alors j’ai tout remis à plat.

À la rencontre de mon client idéal

Il fallait que je leur parle. Et comme je ne parvenais pas à créer ce lien de façon virtuelle, je me suis dit qu’il fallait que j’aille sur le terrain. Evidemment, je n’ai pas un budget voyage pour aller aux quatre coins du monde histoire de les rencontrer sur place. Alors je me suis dit que j’allais  tout rrecommencer, au niveau local.

J’ai traduis mon site web en français, et je me suis lancée dans le networking.

Là, j’ai réalisé que lorsque je parvenais à entrer en contact direct avec mes clients potentiels, je n’avais pas de mal à leur vendre mes services. Et j’ai obtenus mes premiers “vrais” clients. Ce n’étaient pas que des femmes. 

Grâce à ces premiers clients, j’ai pu mieux comprendre leurs besoins, mais aussi là où se trouvait ma plus-value. J’ai vu quelles prestations me donnaient de l’énergie, et lesquelles m’en pompaient. J’ai appris.

On n’apprend jamais mieux qu’en faisant (ou comme l’autre disait, c’est en forgeant qu’on devient forgeron). Ces premiers clients resteront à jamais dans mon coeur. Car il m’ont apporté au moins autant que ce que je leur ai apporté.

Grâce à eux, j’ai pu commencer à avoir un fil rouge, à mettre en place ma propre méthode.

Se réinventer face à la crise

Et puis, Mister Covid a débarqué. Confinement généralisé. Il fallait trouver d’autres voies.

J’ai repensé à ces ateliers organisés à Saigon. Et à ces formations que j’avais vainement tenté de vendre à un public qui n’était pas le mien. Il était temps de retenter le coup. J’avais avancé, j’avais appris, j’avais de l’or dans les mains. 

J’avais toujours eu envie d’écrire un livre. Et bien que je n’aie jamais terminé les 3 romans qui dorment dans mon tiroir, je me suis dit que j’avais maintenant de la matière pour écrire un autre genre de livre.

J’avais dans l’idée de créer une nouvelle formation. Mais il me fallait un support. Alors j’ai commencé à tout coucher sur le papier (enfin, façon de parler : tout est sur Google Drive.)

Et ça venait tout seul ! À tel point que je me suis dit “Mais en fait, ce livre pourrait avoir sa propre vie…” C’est ainsi qu’est né “Faites-vous (re)connaître en 30 jours”.

Et le livre lui-même a fini par enrichir la formation que je prévoyais de faire.

Fin 2020, j’ai lancé cette formation, COM’ QUANTUM (les vieux comme moi retrouveront peut-être la référence à une série des années ‘90) et les retours des premiers clients furent enthousiastes. Chaque nouvelle session apportait son lot de feedback et d’améliorations : 

  • J’ai abandonné le groupe Facebook format “apprentissage social” pour une plateforme dédiée et un espace de discussion sur Discord.
  • J’ai mis en place une série d’emails pour mieux accompagner mes clients.
  • Je suis passée d’un programme en 30 jours à un programme en 60 jours.
  • J’ai décidé d’une date de démarrage fixe au lieu de laisser entrer les clients au compte-gouttes, ce qui m’a permis de leur offrir une expérience encore meilleure.

Le livre “Faites-vous (re)connaître en 30 jours”, a été classé 2ème de sa catégorie sur Amazon et commence à être distribué dans certaines librairies, j’ai même bénéficié d’une certaine couverture médiatique à sa sortie.

“Bon nombre de perdants dans la vie sont des gens qui n’ont pas réalisé combien ils étaient proches du succès lorsqu’ils ont abandonné.”

Thomas Edison

Est-ce que je suis devenue riche ?

Vous savez, quand on se lance, on fait tous un “business plan”…

Dans mes estimations, j’allais atteindre les 6 chiffres de revenus dès la première année. 

C’était sans compter la courbe d’apprentissage, le burn out, le Covid…

Deux ans plus tard, je ne les ai toujours pas atteints. Je gagne tout juste de quoi vivre décemment, mais les chiffres sont encourageants. 

Déjà, mes sources de revenus se sont diversifiées. J’ai pu abandonner des clients “historiques”, qui me permettaient de gagner des revenus stables, mais dont les missions ne m’excitaient plus du tout. Parce que oui, je suis convaincue qu’on ne doit travailler qu’avec des clients qui nous donnent de l’énergie. Quand ce n’est pas le cas, la lassitude s’installe, la qualité du travail risque de s’en ressentir, et du coup, ça pourrait mal finir. Je préfère interrompre la relation avant qu’on en arrive là.

Entreprendre, c’est apprendre…

D’abord, j’ai beaucoup appris sur moi-même : ce que j’aime, ce que je n’aime pas, ce que je sais faire et ce que j’ai envie de faire, comment trouver les ressources en soi pour continuellement rebondir et continuer d’avancer.

J’ai aussi appris que c’est pas pour rien que le cordonnier est toujours le plus mal chaussé : en allant à la rencontre des autres, j’ai remarqué que je n’étais pas la seule dans le cas. La plupart des experts, quel que soit leur champ d’expertise, ont le même souci : ce n’est pas parce qu’on sait faire qu’on sait le faire pour soi. Un regard extérieur est nécessaire pour jouer l’effet mirroir. 

J’ai enfin appris à appliquer mes propres recettes. 

J’ai souvent eu tendance à improviser, puisque “je savais”. J’ai toujours eu du mal à m’astreindre une certaine rigueur. Mais depuis que j’ai commencé à me fixer des objectifs, planifier mes actions, en suivre les résultats pour adapter par la suite, mes résultats s’en sont ressentis.

J’ai eu plus de nouveaux clients depuis le début du confinement que pendant les 15 mois qui ont précédé.

Prendre soin de soi, c’est prendre soin de son business

J’ai beaucoup investi en moi durant ces deux années. Entreprendre demande de l’énergie. Beaucoup d’énergie. Une énergie que l’on ne peut pas avoir si on ne prend pas soin de soi. 

J’ai suivi des accompagnements pour différents pans de ma vie : activité physique, rééquilibrage alimentaire, équilibre psychique, mindset, formations… 

Être indépendant ne signifie pas être seul. Il faut savoir s’entourer.

En plus de l’aide de professionnels, j’ai aussi pu me constituer un réseau de relations solides vers lesquelles je peux me tourner quand j’ai besoin d’un coup de main, d’un coup de boost, ou juste d’une oreille attentive.

Et pour 2021 ?

Mon programme d’accompagnement COM’ QUANTUM continuer à évoluer au fur et à mesure des retours de mes premiers participants. Comme par exemple enregistrer la formation sous forme de podcast, pourquoi pas ? J’envisage aussi de le migrer sur une nouvelle plateforme (oui, bon, j’aime tester différentes pistes).

J’organise régulièrement mon atelier “30 secondes pour convaincre pour continuer à gagner en visibilité et en nouveaux contacts. Mon livre “Faites-vous (re)connaître en 30 jours” continue de se vendre.

Et je suis en train de développer un nouveau programme qui verra le jour à la fin de l’année, annoncé par une masterclass de 5 jours.

Et vous ? Qu’allez-vous retenir de positif de cette année 2020 ? Quels sont vos projets et ambitions pour 2021 ? Je vous la souhaite en tout cas pleine de succès, quelle que soit la définition que vous lui donnez.